Le changement: quand faire demi-tour n'est pas une option!

Posté le 2016/08/18

Les changements :  quand faire demi-tour n’est pas une option!!

Pendant les vacances, nous avons loué une maison sur le bord du lac Kénogami.  Lieu pour moi rempli de souvenirs qui proposent un retour en arrière de quelques années.  Je me replonge à cette époque où j’avais le loisir de m’inviter au chalet familial en tout temps.  Je me rappelle ces portions d’après-midi et balançoire, ces portions de soirées près du feu, ces portions de souvenirs qui rappellent la visite de la famille, le bien-être, la nature, la sérénité, et l’apaisement.  Dans les moments plus difficiles de ma vie, cet endroit était pour moi un refuge, un endroit qui m’imposait le repos dans la tornade.  Pas surprenant qu’on lui attribuait le nom de « Villa Paisible ». 

Je me permets une petite visite à l’improviste de cette Villa Paisible que je n’ai plus revue depuis une dizaine d’années.  Comme j’arpente le terrain,  je regarde partout et nulle part à la fois. Le temps a fait son œuvre et  je ne ressens plus le calme de l’endroit qui jadis m’habitais  par le passé puisque tout a changé et parce que j’ai changé aussi.  Le désir de s’imprégner d’un copier-coller d’émotions est louable mais je sais que ce lieu n’est plus nous! C’est maintenant leur empreinte et c’est très bien ainsi! Mon passé laisse place à leur présent.

La possibilité de faire demi-tour est non souhaité et impensable de toutes façons!

Pour avancer il faut ouvrir le chemin au présent et laisser se refermer celui du passé.  Je discutais avec une amie cette semaine et nous partagions à quel point   le changement est déstabilisant, inconfortable mais incontournable. Comme le disait Khalil Gibran:  " Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit."   En progressant vers notre métamorphose, un pas à la fois, une marche à la fois, le malaise ou le mal-être laisse place peu à peu à une forme d’harmonie, une ouverture pour que s’installent de nouvelles habitudes, de nouvelles pensées, une nouvelle perception. 

La vie se charge de nous apprendre le détachement puisque la seule assurance que nous avons c’est que l’immuable n’en fait pas partie.  Même les changements ardemment voulus et prévus demandent une adaptation et un repositionnement.  Ce que nous avons souhaité au plus profond de nous-même oblige toujours à laisser aller ce qui n’est plus. 

Tout nous pousse à prendre conscience que malgré l’investissement et l’engagement que nous déployons dans nos relations familiales, amoureuses ou amicales, il y aura inévitablement une fin.  Cette fin se produira suite à notre propre décision, à la décision de l’autre ou encore parce que la vie s’achève. 

Toute notre vie nous avons à faire l’expérience de la finitude et des deuils.  Cependant, c’est un peu comme si nous perdions les enseignements à chaque fois en résistant et en repoussant l’évidence.  S’abandonner et accepter ce que la Vie nous trace nous éviterait pourtant bien des souffrances.  Les changements bouleversent nos vies tantôt en douceur, tantôt dans la fougue, tantôt dans l’inconnu.

C'est ainsi que nous voyageons dans le train de la Vie qui nous mène au fil des gares, d'une destination menant vers une autre.  Nous déposons nos valises le temps de faire une pause, de se poser, le temps de digérer les transitions pour ensuite reprendre les rails. 

Pas de demi-tour possible! 

Et même si tout revenait exactement comme avant, le changement a fait son œuvre en nous, tout est différent, pas de demi-tour possible! 

Il nous reste à développer notre résilience et à avancer!  Pas facile pour les nostalgiques.  Le suis-je peut-être un peu finalement?

De tout cœur! #johannebouchard #changement #quandfairedemitournestpasuneoption

Johanne  xxx

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