Serait-il plus sage de réfléchir avant de juger?

Posté le 12/09/2016

Par les belles soirées estivales, la découverte de quartiers jamais visités a été une activité de découvertes.  Je ne me suis pas convertie en agent immobilier mais une petite intrusion dans ces espaces urbains m’a permis de comprendre la façon dont nous jugeons sans avoir souvent toute l’information. 

 

En stationnant la voiture en bordure du trottoir mon regard se pose sur une clôture de pieux typique des années soixante-dix.   Ça me rappelle une maison du quartier de mon adolescence dont le terrain était délimité avec ce genre de boiseries.    Mon opinion est automatique :  « Mais qui aménage son terrain avec des clôtures comme celles-là, c’est désuet et démodé? »  La pensée réagit à une vitesse fulgurante ne trouvez-vous pas?

 

J’ai jugé trop vite je le sais! 

Nous le faisons tous. 

Les jugements se conjuguent au je, au tu, au nous et au vous.  Toutefois, me pardonnerez-vous?

 

Bon, je vous l'accorde… tous les goûts sont dans la nature. Et puis ce n’est qu’une clôture après tout!!  Il n’y a rien de tragique! Mais c'est que notre radar est en continuelle opération. 

 

J’ajuste donc ma perspective en m’éloignant un peu de cette propriété.  Mon regard se pose alors sur la maison puis  le garage et finalement l’aménagement paysager.  ll ne me reste qu’à m’exclamer et à savourer l’émerveillement. L’harmonie de tout ce décor extérieur de type champêtre m’enchante totalement. Chaque objet, chaque ornement y est savamment choisi et placé judicieusement.  Chaque plante s’impose fièrement dans cet environnement magnifique.  C’est un wow!! 

 

J’ai jugé trop vite!

 

Il est, en effet,  si facile de juger à partir de portions, d’échantillons et de parcelles de réalité.  Prévoyant, le jugement nous assure une protection contre ce qui semble étrange, suspect, questionnant ou repoussant.  C’est que  le fruit de notre pensée est le prolongement de l’intuition et du ressenti. 

 

Ainsi, il y a ces gens qui sont plutôt indulgents, évitant les prises de position tranchées et cherchant plutôt à trouver une explication logique aux circonstances ou aux situations.  Leur maxime :  "Vivre et laisser vivre."

 

À l’opposé, il y a ceux aux idées si arrêtées que le feu rouge brille en permanence.  Aucune place pour le compromis, aucun espace de négociation, la fermeture est complète.  Il m’est arrivé de côtoyer  des gens qui se sont retrouvés à vivre des expériences  semblables à celles qu’ils avaient jugées si sévèrement quelques années auparavant. C'est malheureux mais  parfois à trop juger on peut finir par manquer totalement de jugement.   

 

Il ne faut pas confondre ici le jugement qu’on porte sur des événements inadmissibles et inacceptables.  Je pense aux actes de violence, de négligence, de mesquineries, de méchanceté ou d’irresponsabilité qui méritent qu’on s’en soucie suffisamment pour les faire cesser.  Je parle plutôt du réflexe  à  isoler un trait de caractère, une attitude ou un événement pour ensuite coller une étiquette indélébile. 

 

Et il y a ce jugement que nous portons sur nous-même, souvent plus intense et même à la rigueur méprisant.  La critique est facile, le discours intérieur cinglant. Cependant donnons-nous le mot de nous témoigner un peu plus de  douceur.

  Voilà la leçon!  Je m’efforcerai dorénavant à développer  une vision plus périphérique des choses et moins cylindrique. 

 

 

 

 

De tout cœur!! #johannebouchard #jugement #jaijugetropvite

Johanne xxx